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ARMET DE COMBAT DU DUC DE LESDIGUIERES COMPAGNON D’HENRI IV

François de Bonne est né à Saint-Bonnet en 1543. En 1558, il entre au collège de Navarre à Paris où il fait la connaissance du futur Henri IV. Comme il est attiré par le métier des armes, François entre dans la compagnie d’ordonnance de Bertrand de Gordes, lieutenant-général du roi et du Dauphiné en 1562. Dans cette province débutent alors les guerres de religion. François est acquis à la cause de la réforme.
Chef des Huguenots du Champsaur, à 32 ans il livre de nombreux combats. Ses prouesses militaires, ses capacités au commandement le font remarquer par Henri III.
En 1584, quand Henri III désigne le roi de Navarre pour lui succéder, l’autorité de François de Bonne sur les protestants du Dauphiné est affirmée.
En 1595, il est nommé lieutenant général du Dauphiné et Henri IV, qui le qualifie « d’ami fidèle », lui demande d’entrer en guerre contre le Duc de Savoie qui essayait de récupérer les terres du Dauphiné. Il reprend Montmélian et Chambéry au Duc Charles Emmanuel Ier qui doit signer le traité de Lyon en 1601.
En 1608, de Bonne est nommé duc de Lesdiguières et pair de France et reçoit le titre de connétable en 1622. Il expire en 1626, à 83 ans, des suites de fièvres contractées lors du siège de Mevolhon où il combattait les Génois.
Protéger la tête, partie la plus vulnérable de son corps, fut de tout temps le plus gros souci de l’homme de guerre.
Vers le milieu du XVe siècle apparaît l’armet qui remplace le bacinet. Sa conformation, épousant la tête de l’homme d’armes et surtout son poids réduit, joint à une plus grande mobilité, en firent le casque par excellence de l’homme d’armes monté jusqu’au XVIIe siècle.
L’ARMET DU DUC DE LESDIGUIERES
Attribution : un portrait conservé au Château de Vizille représente le Duc en armure. Il est remarquable de constater que le décor de cette armure associe les Lys de France et des épis stylisés inclus dans un semi d’écailles. Sa main est posée sur un armet à la même ornementation avec une seule variante dans la représentation des épis qui, sur l’armet, sont plus ouvert. La similitude est frappante. Cette variante peut être due à l’interprétation de l’artiste.

Le timbre est forgé d’une seule pièce et porte une crête qui se développe du frontal à la nuque. Le mézail se compose de la ventaille avec sa vue à deux ouvertures rectangulaires et son avancé en bec avec la tige de prise d’ouverture. Il surmonte le nasal percé sur le côté droit de trous pour la respiration, un crochet issu de la mentonnière le fixe à la ventaille. La mentonnière s’attache au timbre par un crochet et forme une coquille avec une arrête médiane. Les trois pièces, ventaille, nasal et mentonnière, s’articulent sur deux pivots à tête arrondie au décor rayonnant. A l’arrière vers la nuque est fixé un porte-plumail.
Ce casque, dans sa partie inférieure, est riveté au gorgerin composé de deux pièces, en forme de cœur vers l’avant et arrondi vers l’arrière. Il est renforcé d’un bourrelet en cordelette (partie arrière restaurée).

Tous les types d’armet étaient abondamment garnis d’impressionnants plumails, allant d’aigrettes en or clinquant jusqu’aux plumes d’autruche multicolores. Cette défense de tête fut supplantée, au cours des années 1620 à 1630, par la capeline de provenance hongroise qui laissait le visage libre, protégé simplement par un nasal mobile.

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